Comment ça marche / Un exemple déroulé
Trois pièces, une question, et ce que l’agent fait de bout en bout : comment il reformule la décision, ce qu’il refuse d’inventer, les questions qu’il pose, l’ordre de son parcours et la façon dont il conclut. Le cas est fictif ; les règles suivies sont celles des agents Purestrat.
« Mon client dirige une PME industrielle et a reçu une lettre d’intention à 9 M€. Voici ses quatre liasses, ses relevés bancaires du trimestre et la LOI. Doit-il accepter ? »
Les comptes des quatre derniers exercices de la société.
Les mouvements du dernier trimestre.
L’offre de l’acquéreur : 9 M€, sous conditions.
Il manque, entre autres, un business plan. Une IA généraliste donnerait quand même une valeur. Voyons ce que fait l’agent.
Plusieurs pièces de natures différentes et une décision sur le capital : la mission mobilisera plusieurs agents. L’orchestrateur prend la main.
« Cession, plusieurs pièces de natures différentes, plusieurs agents probables : je passe par l’orchestrateur. »
La question n’est pas d’analyser des liasses, mais de savoir si l’offre est acceptable pour le vendeur, et quoi faire sinon.
« Ce n’est pas “analyser des liasses”. C’est : 9 M€ est-il au-dessus du prix plancher de mon client, et faut-il signer, négocier ou refuser ? Je suis côté vendeur, en conseil. »
Les trois pièces sont identifiées avec certitude : liasses fiscales, relevés bancaires, lettre d’intention. Aucune n’a besoin d’être ouverte à la main pour lever un doute.
Des règles écrites fixent l’ordre de priorité. L’agent les applique une à une :
L’évaluation exige un business plan en trois scénarios. Il n’existe pas. Chaque manque est classé :
Le business plan : il sera construit par une autre méthode avant l’évaluation.
Les hypothèses de la direction, la quote-part cédée, la date de référence.
Le choix de céder est-il fait ? Sinon, la décision céder, transmettre ou conserver passe d’abord.
« Il n’existe pas de business plan. Je ne vais pas appliquer un multiple d’EBE de tête : j’ajoute sa construction avant l’évaluation. Mais il me faut les hypothèses de la direction : ça, je dois le demander. »
Après les réponses (le choix de céder est fait), l’agent présente le parcours. Vous pouvez retirer, ajouter ou réordonner une étape.
| Ordre | Agent | Ce qui est produit | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| 1 | RAF | Balance âgée des clients | L’échu client et les paiements à venir |
| 2 | RAF | Prévision de trésorerie à 13 semaines | La trésorerie et son point bas jusqu’au closing |
| 3 | DAF | Diagnostic financier retraité | Les fondations : retraitements, dette nette, coût du capital |
| 4 | DAF | Business plan en trois scénarios | La donnée qui manquait pour évaluer |
| 5 | Transmettre | Fourchette de valeur des titres | Le prix plancher du vendeur |
| 6 | Transmettre | Analyse de l’offre | L’offre face à la fourchette et au plancher |
Chaque méthode remplit son modèle Excel, passe ses contrôles et dépose ses fichiers. L’évaluation reprend les fichiers du diagnostic et du business plan au lieu de les refaire.
« Si le contrôle du diagnostic échoue parce que le bilan ne s’équilibre pas sur un exercice, je corrige à la source avant d’aller plus loin. Je ne présente pas le classeur comme finalisé. »
Avant toute conclusion, l’agent vérifie que les analyses concordent :
« La dette nette de l’évaluation est-elle celle du diagnostic, recalée sur la trésorerie au closing ? Le business plan part-il du dernier exercice réel ? La valeur utilisée pour juger l’offre est-elle celle de l’évaluation ? Les 9 M€ sont-ils sous le bas de la fourchette ? »
La note de mission et la présentation de restitution ne sortent qu’après un journal complet, avec la décision la plus prudente en tête.
La conclusion dépend de la place des 9 M€ par rapport au prix plancher. Dans les deux cas, la décision reste au dirigeant.
L’agent recommande de poursuivre, en précisant les points à négocier : la structure du prix, la trésorerie au closing, les garanties demandées.
L’agent s’arrête, l’écrit en tête de sa restitution et propose les leviers de négociation avant toute autre étape.
Avant le diagnostic et le business plan, toute valeur aurait été une opinion.
Un multiple sectoriel trouvé de tête aurait produit un chiffre plausible, et indéfendable devant un acquéreur.
Les perspectives de l’entreprise appartiennent à sa direction : elles ont été demandées, pas inventées.
En 30 minutes, nous montrons le parcours sur une décision proche de la vôtre : cession, financement, investissement ou trésorerie.
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