Comment ça marche / Les garde-fous
Une IA produit facilement un chiffre plausible. En finance, un chiffre plausible mais faux peut coûter un financement, une cession ou une entreprise. Chaque garde-fou des agents Purestrat ferme une façon précise de se tromper, et la plupart sont visibles dans le livrable lui-même.
Ces erreurs ne viennent pas d’une IA « mauvaise », mais d’une IA laissée sans cadre. Les garde-fous sont ce cadre.
| L’erreur typique | Le garde-fou | Ce que ça change |
|---|---|---|
| Inventer un chiffre plausible | Aucun chiffre hors méthode | Chaque chiffre vient d’un modèle Excel, vérifiable jusqu’à sa cellule source |
| Combler un manque par une moyenne | Pas de mode dégradé silencieux | La donnée est construite, demandée, ou son absence est inscrite en tête du livrable |
| Calculer faux sans s’en apercevoir | Des contrôles bloquants | Un bilan déséquilibré ou une formule en erreur arrête l’analyse |
| Donner deux chiffres différents pour la même chose | Un seul passage par méthode | Une analyse déjà faite est reprise, jamais refaite |
| Laisser l’optimisme masquer une alerte | Le verdict le plus prudent en tête | L’alerte d’un agent ne peut pas être effacée par un autre |
| Annoncer un travail qui n’a pas été fait | Un journal d’exécution | Aucune restitution sans les fichiers produits par chaque étape |
Le risque : analyser des fichiers sans savoir à quelle question répondre.
L’agent commence par reformuler la décision à prendre et votre rôle : votre entreprise, ou le dossier d’un tiers.
Exemple : un business plan reçu part en analyse critique ; un business plan maison, en construction.
Le risque : des hypothèses manquantes remplacées par des moyennes sectorielles.
Chaque manque devient une pièce à fournir, une donnée à construire par une autre méthode, ou une question à vous poser.
Exemple : sans business plan, pas d’évaluation par un multiple de mémoire : le plan est d’abord construit.
Le risque : un raccourci improvisé qui saute une étape essentielle.
Seuls existent les parcours définis à l’avance. Une étape jugée trop lourde se retire avec votre accord ; elle ne se contourne pas.
Exemple : le « point cash express » est un parcours court prévu ; une « évaluation rapide » improvisée n’existe pas.
Le risque : un calcul fait « de tête » dans la réponse, impossible à vérifier.
L’IA remplit les cellules d’entrée d’un modèle Excel en formules ; c’est le classeur qui calcule.
Exemple : un banquier peut remonter de chaque ratio de la note jusqu’à sa cellule source.
Le risque : présenter un classeur faux comme finalisé.
Des vérifications automatiques arrêtent l’analyse tant qu’elles échouent, et l’erreur se corrige à la source.
Exemple : un bilan qui ne s’équilibre pas sur un exercice bloque tout le diagnostic.
Le risque : deux versions d’un même chiffre dans une même mission.
Une analyse déjà réalisée est reprise par fichier, jamais refaite, et les résultats circulent par fichiers, jamais par un chiffre recopié.
Exemple : la dette nette de l’évaluation est exactement celle du diagnostic financier.
Le risque : des analyses justes une à une, mais incohérentes entre elles.
Les agents vérifient que les mêmes chiffres se retrouvent d’une analyse à l’autre.
Exemple : aucune créance en mise en demeure n’est comptée comme un encaissement certain dans la trésorerie.
Le risque : une étape annoncée comme faite qui ne l’a jamais été.
Chaque étape doit déposer ses fichiers. Sans eux, la note de mission ne peut pas sortir.
Exemple : une étape non traitée apparaît comme telle, jamais comme réalisée.
Le risque : enchaîner les étapes alors qu’une alerte change tout.
Un signal grave suspend le parcours, et l’agent vous rend compte avant de continuer.
Exemple : cessation des paiements, trésorerie négative à court terme, verdict NO-GO, prix au-delà de la limite.
Le risque : un agent optimiste qui efface l’alerte d’un autre.
Quand plusieurs agents concluent, la note de mission met la décision la plus prudente en premier.
Exemple : une valeur attractive ne masque pas une trésorerie qui ne tient pas jusqu’au closing.
Le risque : une IA qui agit à la place de l’entreprise.
Les agents n’envoient, ne paient ni ne comptabilisent rien. Chaque parcours se termine par la liste des décisions à prendre.
Exemple : les relances clients sont préparées en brouillon ; c’est vous qui les envoyez.
Le risque : un dossier client exposé.
Les agents travaillent sur les pièces que vous fournissez ; les dossiers de tiers ne sont jamais publiés, et les versions internes restent dans le cercle du commanditaire.
Exemple : la note franche destinée au comité ne part jamais chez le porteur de projet.
Un garde-fou qu’on ne voit pas ne rassure personne. Voici ce que chaque restitution rend visible.
Les méthodes elles-mêmes sont vérifiées : un contrôle qualité passe en revue l’ensemble des méthodes, de leurs modèles et de leurs liens après chaque modification.
Oui, et c’est précisément pourquoi les agents Purestrat ne calculent pas dans leurs réponses : les calculs sont faits dans des modèles Excel contrôlés automatiquement, et les résultats sont recoupés d’une analyse à l’autre.
L’agent ne la remplace pas par une moyenne. Il la construit avec une autre méthode, vous la demande, ou, avec votre accord, continue en inscrivant ce manque en tête du livrable.
En ouvrant le classeur Excel livré avec la note : chaque chiffre remonte à sa cellule source et aux données d’entrée que vous avez fournies.
Non. Il prépare les analyses, les brouillons et la liste des décisions ; il n’envoie, ne paie et ne comptabilise rien.
En 30 minutes, nous déroulons un agent sur un cas réel, y compris le moment où un contrôle l’arrête.
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