Comment ça marche / L’architecture

L’architecture des agents IA Purestrat : méthodes, skills, agents et orchestrateur

Une IA généraliste improvise à chaque question. Les agents Purestrat reposent sur une architecture en quatre niveaux, où chaque niveau a un rôle précis : le savoir-faire, son exécution, la fonction, la mission. C’est elle qui rend les résultats reproductibles et vérifiables.

Quatre niveaux emboîtés

Chaque niveau s’appuie sur celui du dessous. Le dirigeant ne parle qu’au premier ; c’est le dernier qui calcule.

Niveau 1 : les méthodes de cabinet

Tout commence par le savoir-faire. Une méthode décrit le raisonnement complet d’un expert sur un sujet : les étapes dans l’ordre, les retraitements, les ratios, les pièges, le livrable attendu et les critères du verdict.

Finance d’entreprise

Analyse financière historique, business plan, trésorerie à 13 semaines, retournement.

Direction financière

Clôture, reporting, budget et forecast, comptabilité analytique, tableau de bord.

Opérations et ressources

BFR, réduction des coûts, achats, supply chain, organisation.

Transactions et financement

Évaluation, fusions-acquisitions, investissement, financement, transmission.

Stratégie

Diagnostic, plan stratégique, business model, balanced scorecard, transformation.

Marché et commercial

Cadrage d’étude, taille du marché, demande, concurrence, verdict.

Gouvernance et dirigeants

Conseil d’administration, pacte d’actionnaires, succession, gouvernance familiale.

Intelligence artificielle

Maturité IA, feuille de route, business case, charte IA.

Juridique et contrats

Devis et contrats de mission, suivi des missions.

Deux versions d’un même livrable. Plusieurs méthodes produisent une version interne, franche, et une version destinée au client ou au porteur de projet, constructive. Les chiffres sont identiques ; seul le ton change.

Niveau 2 : les skills, des méthodes que l’IA exécute

Un skill transforme une méthode en travail exécutable par l’IA. Il réunit quatre éléments, que l’IA ne charge qu’au moment où elle en a besoin : c’est ce qui permet d’installer plus de 60 méthodes sans saturer sa mémoire de travail.

ÉlémentSon rôleExemple pour l’analyse financière
Le déclencheurDit à l’IA quand utiliser ce skill plutôt que de répondre de mémoireDès que des liasses fiscales sont jointes, même sans demande explicite
Le dérouléL’ordre impératif des étapes et les principes à respecterExtraction, modèle contrôlé, diagnostic, analyse, verdict
Le modèle ExcelLes calculs, en formules, livrés tels quelsUn classeur de 14 onglets : bilan retraité, rentabilités, flux, création de valeur
Les contrôlesLes vérifications automatiques qui bloquent un résultat fauxBilan équilibré, aucune formule en erreur, coût du capital plausible

Pourquoi un modèle Excel plutôt qu’un calcul dans la réponse ? L’IA ne recalcule pas les ratios dans son texte : elle remplit les cellules d’entrée, le classeur calcule, puis un contrôle vérifie le résultat. Un banquier peut ainsi remonter de chaque chiffre de la note jusqu’à sa cellule source.

Concevoir une fois, exécuter chaque mois

Beaucoup de skills vont par paires : un skill de conception, utilisé une fois par mission, et son pendant d’exécution, qui tourne chaque semaine ou chaque mois.

Conception

Construire le plan de réduction du BFR, concevoir la comptabilité analytique, bâtir un plan de retournement.

Exécution

Relancer les clients chaque semaine, calculer les marges du mois, suivre le plan de retournement en comité.

Niveau 3 : les agents, des chefs d’orchestre par fonction

Un agent ne contient aucune méthode propre. Il choisit ses skills, les enchaîne dans un ordre défini, puis recoupe leurs résultats. Sa valeur est dans ce qu’aucun skill ne voit seul.

Des routines nommées

Chaque agent propose des enchaînements prêts, déclenchés par une simple phrase :

  • « Point du lundi » : relances clients, puis prévision de trésorerie
  • « Fin de mois » : clôture, marges, synthèse
  • « Vendre » : évaluation, puis analyse de l’offre
  • « Screening » : premier avis sur un business plan reçu

Des recoupements

L’agent vérifie que les analyses concordent entre elles :

  • Aucune créance en mise en demeure n’est comptée comme encaissement certain
  • Les paiements fournisseurs de la semaine figurent bien dans la prévision
  • Les marges ne sont pas calculées sur une clôture non validée
  • La valeur utilisée pour juger une offre est bien celle de l’évaluation

Les skills constructeurs. Trois skills servent de fondations à presque tous les agents : l’analyse financière historique, le business plan en trois scénarios et la prévision de trésorerie. Quand l’un d’eux manque, l’agent le fait construire au lieu d’improviser.

Niveau 4 : l’orchestrateur, la porte d’entrée unique

L’orchestrateur ne contient aucune méthode non plus. Il s’utilise dès qu’on ne sait pas quel agent lancer : « par où commencer ? », « analyse ce dossier ».

Ce qu’il fait

  • Reformule la décision à prendre et le rôle du demandeur
  • Identifie et classe les pièces du dossier
  • Choisit les agents et leur ordre selon des règles écrites
  • Rassemble toutes les questions en une seule fois
  • Propose le parcours et attend votre accord

Ce qu’il garantit

  • Un journal qui exige les fichiers produits par chaque étape
  • Un arrêt dès qu’un signal grave apparaît
  • Une note de mission avec la décision la plus prudente en tête
  • Une présentation qui regroupe le travail de chaque agent

Voir le raisonnement de l’orchestrateur étape par étape

Comment les résultats circulent d’un agent à l’autre

  • Par fichiers, jamais par un chiffre recopié. Un agent transmet ses classeurs et ses fiches de restitution ; le suivant les reprend tels quels.
  • Un seul passage par skill. Une analyse déjà faite est reprise, jamais refaite : deux versions d’un même chiffre ne peuvent pas coexister dans une mission.
  • Une fiche de restitution par agent. Verdict, chiffres clés sourcés, alertes et décisions : c’est elle qui alimente la note et la présentation finales.
  • Vos fichiers restent les vôtres. Les agents travaillent sur les pièces que vous fournissez, dans votre espace ; les dossiers de tiers ne sont jamais publiés.

Où tout cela fonctionne. L’ensemble est réuni dans un plugin installé dans Claude, l’IA d’Anthropic. Dans Claude Cowork, l’orchestrateur confie chaque agent à un sous-agent dédié, et ne garde dans le fil principal que les décisions et les fichiers à transmettre.

Questions fréquentes sur l’architecture

Quelle différence entre un skill et un agent ?

Le skill porte une méthode et la fait exécuter avec son modèle et ses contrôles. L’agent ne porte aucune méthode : il choisit les skills, les enchaîne et vérifie que leurs résultats concordent.

Pourquoi un orchestrateur ?

Parce qu’une même question mobilise souvent plusieurs agents, dans un ordre qui compte. L’orchestrateur choisit ce parcours selon des règles financières écrites, puis prouve que chaque étape a été réalisée.

Peut-on utiliser une méthode sans les agents ?

Oui. Les méthodes Purestrat sont aussi disponibles seules, utilisables dans ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral. Les agents y ajoutent l’exécution automatique, les contrôles et les recoupements.

Voyez l’architecture travailler sur un vrai dossier

En 30 minutes, nous déroulons une mission de l’orchestrateur jusqu’à la restitution.

Demander une démo

Revenir à Comment ça marche