Comment fonctionnent les agents IA Purestrat : de la méthode à la décision

Un agent Purestrat n’est pas une IA à qui l’on pose une question. C’est une IA encadrée par des méthodes de cabinet, des modèles de calcul vérifiables et des règles de contrôle écrites à l’avance. Voici comment elle raisonne, et ce qui l’empêche de se tromper en silence.

Du prompt à l’IA agentique : les 4 étapes de maturité

L’usage de l’IA en entreprise progresse par étapes. Les agents Purestrat se situent aux étapes 3 et 4.

  1. La question

    Interroger une IA généraliste pour obtenir une première réponse, rapide et générique.

  2. La méthode

    Structurer le travail de l’IA avec des méthodes de cabinet, pour des analyses fiables et réutilisables.

  3. L’orchestration

    Faire travailler plusieurs agents spécialisés ensemble sur une mission complète.

  4. L’opérationnalisation

    Intégrer l’IA au pilotage, avec des données fiables, une gouvernance et une décision humaine.

La maturité ne progresse pas d’un bloc : chaque processus de l’entreprise peut se trouver à une étape différente.

L’architecture : méthodes, skills, agents, orchestrateur

Quatre niveaux s’emboîtent. Chacun a un rôle précis, et les confondre est la première source d’erreur dans une demande.

La méthode

Le savoir-faire du conseil, écrit noir sur blanc : les étapes, les ratios, les retraitements, les pièges à éviter. Plus de 40 méthodes couvrent la finance, la stratégie et la gouvernance.

Le skill

Une méthode rendue exécutable par l’IA, avec son modèle Excel en formules et ses contrôles automatiques. Plus de 60 skills.

L’agent

Un spécialiste d’une fonction, comme la trésorerie ou la valorisation. Il enchaîne ses skills, recoupe leurs résultats et rend une décision d’une page. 11 agents.

L’orchestrateur

La porte d’entrée unique. Il lit la demande et le dossier, choisit les agents, les fait travailler dans l’ordre et prouve chaque étape.

QuestionUne IA généralisteLes agents Purestrat
Point de départLes fichiers reçusLa décision à prendre
Ce qui manqueIgnoré, ou estimé de têteConstruit par une autre méthode, ou demandé
Les calculsFaits dans la réponseFaits dans un modèle Excel vérifiable
L’ordreCelui des fichiersCelui du raisonnement financier
La preuveLa parole de l’IAUn journal qui exige les fichiers produits
La finUn résuméUne décision recoupée, la plus prudente en tête
Schéma du fonctionnement de Purestrat : la demande du dirigeant, l’orchestrateur, les agents spécialisés, les skills, puis une restitution orientée décision
De la demande du dirigeant à une restitution orientée décision.

Le raisonnement de l’agent, étape par étape

Un agent n’est pas un programme figé : à chaque étape, l’IA observe le résultat et ajuste la suite. Mais chaque bifurcation est écrite à l’avance dans une règle financière.

  1. Reformuler la décision

    Qui décide, quoi, pour quand, et dans quel rôle : l’entreprise du demandeur ou le dossier d’un tiers. Un business plan reçu part en analyse critique ; un business plan maison, en construction.

  2. Faire l’inventaire du dossier

    Chaque pièce est identifiée et classée : liasse fiscale, balance, relevé bancaire, business plan, offre… Les pièces ambiguës sont ouvertes et vérifiées avant d’être utilisées.

  3. Choisir le parcours

    Des règles fixent l’ordre : l’urgence légale d’abord, la trésorerie ensuite, les fondations financières avant toute décision, l’investissement avant le financement, la valeur avant le prix.

  4. Résoudre ce qui manque

    Pour chaque méthode, les données obligatoires sont comparées aux pièces. Chaque manque trouve une réponse :

    • une pièce à fournir
    • une donnée à construire par une autre méthode
    • une question à poser, en une seule fois
  5. Proposer le parcours et attendre votre accord

    Agents, méthodes, pièces utilisées et livrables attendus : vous pouvez retirer, ajouter ou réordonner une étape avant le lancement.

  6. Exécuter et contrôler

    Chaque méthode remplit son modèle Excel, passe ses contrôles et dépose ses fichiers. Un contrôle qui échoue impose une correction à la source avant de continuer.

  7. Recouper les résultats

    Une même dette nette, une même valeur, une même trésorerie d’une analyse à l’autre. Un signal grave arrête le parcours.

    Arrêt : cessation des paiements, trésorerie négative à court terme, verdict NO-GO, prix hors limite
  8. Restituer

    Une note de mission, la décision la plus prudente en tête, et une présentation qui regroupe le travail de chaque agent. Elle ne sort que si toutes les étapes sont prouvées.

Schéma de la boucle de raisonnement : décision, inventaire, aiguillage, prérequis, parcours proposé, exécution, recoupements, restitution, avec les retours possibles et l’arrêt sur verdict bloquant
La décision fixe le parcours, pas le répertoire.

Les garde-fous : ce qui empêche l’IA de se tromper en silence

Une IA produit facilement un chiffre plausible. Chaque garde-fou ferme une façon précise de se tromper.

  • Aucun chiffre hors méthode. Chaque chiffre de la restitution vient d’un modèle vérifiable, jamais d’un calcul improvisé dans la réponse.
  • Pas de version allégée inventée. Une étape jugée trop lourde se retire avec votre accord ; elle ne se contourne pas.
  • Rien ne compte comme fait sans preuve. Un journal exige les fichiers produits par chaque étape avant la restitution.
  • Des contrôles bloquants. Un bilan déséquilibré ou une formule en erreur arrête l’analyse jusqu’à correction.
  • Pas de mode dégradé silencieux. Continuer sans une donnée indispensable exige votre accord, inscrit en tête du livrable.
  • Un seul chiffre par sujet. Une analyse déjà faite est reprise, jamais refaite : deux versions d’une même valeur ne peuvent pas coexister.
  • Le verdict le plus prudent en tête. Un agent optimiste ne peut pas masquer l’alerte d’un autre.
  • La décision reste humaine. L’agent prépare ; il n’envoie, ne paie ni ne comptabilise à votre place.

Un exemple déroulé : une offre de rachat à 9 M€

Un cas fictif, qui suit les règles réelles du système.

« Mon client dirige une PME industrielle et a reçu une lettre d’intention à 9 M€. Voici ses quatre liasses, ses relevés bancaires du trimestre et la LOI. Doit-il accepter ? »

Trois pièces suffisent à déclencher six méthodes et quatre questions. L’orchestrateur reformule la décision (9 M€ dépassent-ils le prix plancher du vendeur ?), mobilise l’agent RAF pour la trésorerie au closing, l’agent DAF pour le diagnostic et le business plan, puis l’agent Transmettre pour l’évaluation et l’analyse de l’offre.

Ce que l’IA n’a pas fait : donner une valeur dès le premier message, appliquer un multiple sectoriel de mémoire, combler les hypothèses de la direction par des moyennes. Chacun de ces raccourcis aurait produit un chiffre plausible et indéfendable devant un acquéreur.

Voir l’exemple complet

Bien formuler une demande : quatre éléments qui raccourcissent le parcours

Une bonne demande nomme la décision et le rôle ; le reste, l’agent le déduit ou le demande.

La décision

Dois-je accepter cette offre ? La trésorerie tient-elle jusqu’en mars ? Ce business plan est-il finançable ?

Le rôle

Mon entreprise, le dossier d’un client, un investissement que j’étudie.

L’échéance et le destinataire

Comité jeudi, rendez-vous avec le banquier, conseil d’administration.

L’usage

Une note interne franche, ou une version à transmettre au client ou au porteur.

Demande floueDemande efficace
« Analyse ce dossier »« Je conseille le vendeur : doit-il accepter cette offre à 9 M€ ? Comité vendredi, usage interne. »
« Regarde ce BP »« Ce business plan vient d’un porteur que ma banque doit financer : GO ou NO-GO, avec les questions à lui poser. »
« Fais-moi la trésorerie »« Point cash express : est-ce que ça passe jusqu’à fin décembre ? »

Ce que les agents ne font pas aujourd’hui

Les agents travaillent sur les fichiers que vous leur confiez. Autant le dire clairement.

  • Ils ne se connectent pas seuls à votre banque ni à votre logiciel comptable : ils travaillent sur des exports.
  • Ils ne gardent pas la mémoire d’une semaine à l’autre sans fichier : la continuité passe par les classeurs de la mission.
  • Ils ne lancent pas d’alerte automatiquement : un parcours se déclenche par une demande.
  • Ils ne remplacent ni l’avocat, ni le notaire, ni l’expert-comptable : ils préparent les questions à leur poser.

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